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La
région Méditerranénne du Maroc couvre une extension
de 16.500 km2 et s´étend sur une surface comprise entre les
méridiens 1º 50´ á 6º 20´ et entre
les paralléles 34º 15´ et 35º 50´ de latitude
nord. Les élévations vont de 0 á 2.456 m.
Les zones avec
une altitude supérieure á 1000 m marquent le déploiment
de la chaîne du Rif qui constitue une formidable barriére
qui ferme l´accés á la plus grande partie de la côte
méditerranéenne, dans un front côtiere d´environ
350 km.
Le
premier tronçon de la chaîne de montagne du Rif, le Rif septentrional,
est constitué par une succesion de massifs calcaires en direction
nord-sud entre Jbel Moussa (841 m) et Jbel Dersa (541 m) qui s´éléve
au nord de Tétouan. A l´est les calcaires limitent avec la
nappe du Tsirene et á l´ouest avec les schistes des plaines
de Martil-Fnideq.
La vallée
du fleuve Martil traverse la Dorsale Calcaire ouvrant ainsi un accés
à la plaine de Martil-Fnideq. La chaîne montagneuse interrompue
par cette vallée est beaucoup plus importante au sud et atteint
son expression culminante au sud de Chefchaouen, avec l´important
massif qui culmine dans le Jbel Tisouka et dans le Jbel Lakraa (2.159 m).
A l´est du Jbel Cherafate, les formations de la Dorsale Calcaire
émergent en affleurement de petites extensions vers Sebha dans la
région du Jbel Imezguene et dans la côte entre Torres Alcala
et Al Hoceima.
La zone centrale
de la chaîne du Rif a la forme d´un grand crescent orienté
en direction ouest-est, du bassin de M´Ter jusqu´au bassin
du Nekkor. Sa conformation géologique est trés simple; les
calcaires ont disparu, il reste seulement des formations de flysch. Dans
les flyschs barremo-albiens de la série de Ketama on trouve les
plus hauts de la chaîne, le Jbel Tidiguine (2.456 m) et le Jbel Haman
(1.950 m). La série de Ketama se distinguent par la prédominance
des schistes noirs dans les régions méridionales et par la
prédominance des grés au nord.
A l´est
de la vallée de Nekkor le Rif oriental s´étend dans
un mosaïque de formations géologiques très variées,
dans lequel figurent des vastes extensions avecs des limons tres vulnérables
à l´érosion. Le Jbel Mazgouf (1.837 m) et le Jbel Fezzene
(1.129 m) sont les derniers massifs de l´extrémité
orientale de la chaîne du Rif.
Le
territoire se voit trés directement conditionnée par la géomorphologie,
la lithologie et l´orientation de la chaîne du Rif; qui limite
sévérement l´accessibilité aux zones côtieres
et qui influe sur l´aridité. A l´est de Oued Laou commence
le royaume aride avec plus de sept mois secs. La région aride présente
les faibles potentiels agraries et vulnérabilité de l´érosion,
conséquence des caractéristiques lithologiques et du régime
des pluies torrentielles.
Le climat du
territoire du Nord est plus doux et pluvieux dans la côte atlantique
et dans les versants méridionaux du Rif et plus aride dans la côte
méditerranéenne. Au sud-ouest le zone climatique Mésoméditerranéen
on peut pratiquer l´agriculture sans irrigation, et dans le zone
Thermoméditerranéen au nord-est où celle-ci peut être
contemplée comme une activité marginale, toujours risquée.
La
côte méditerranéenne entre le bassin de Fnideq
et celle de la Moulouya possède un front de plus de 350 km. Les
plus relevants des fleuves qui débouchent sont le Fnideq, Negrone,
Asmir, Martil, Emsa, Laou, El Had, Mter, Ouringa, Feddal, Boufrah, Guis,
Nekkor, Amekrane, Sidi Salah, Kert, Selouane et Moulouya.
Les fleuves
de la côte de Tetuan, alimentés par les aquifères de
la dorsale calcaire ruissellent en été, même si les
débits d´étiage sont faibles. Dans tous ces fleuves,
il existe une nappe phréatique souvent utilisée pour l´eau
potable. Le bassin du Oued Laou offre l´exemple d´un bon aménagement
des ressources hydrologiques; avec le barrage de Ali Thelate et la centrale
hydroélectrique. Le bassin du fleuve M´ter se trouve déjà
sur le zone centrale de la chaîne , où les formationes des
flyschs ne peuvent abriter des aquiféres importants; partant de
celui-ci, seulement ruissellent en été les fleuves Guis et
Nekkor, qui sont les plus importants grâce à l´extension
de ses bassins, qui atteignent les plus hauts sommets de la chaîne.
Le barrage du Nekkor, avec une capacité initiale de 45 Mm3, permettant
ainsi de développer 5.170 ha d´agriculture irrigué,
mais l´intensité des phénoménes érosifs
(5.900 Tm/km2/an) est en train de provoquer un rapide envasement de ce
barrage. Le bassin du fleuve Kerte possède une superficie de 2.710
km2, avec le régime caractérise par le faible débit
d´étiage. Le sous-bassin du Ouergha, possède à
peu près de 7.300 km2, s´étendent sur les versants
méridionaux du tiers central de la chaîne du Rif.
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FLEUVE
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Bassin (km2)
|
Pluvio. (mm/an)
|
Longueur (km)
|
Module (m3/s)
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| Martil |
1220 |
935 |
60 |
14,7 |
| Emsa |
125 |
900 |
25 |
2,5 |
| Laou |
915 |
980 |
70 |
13 |
| El Had |
605 |
925 |
45 |
7,2 |
| Mter |
295 |
805 |
35 |
3,4 |
| Ouringa |
510 |
790 |
45 |
5,1 |
| Feddal |
250 |
720 |
25 |
2,3 |
| Boufrah |
175 |
635 |
25 |
1,4 |
| Guis |
805 |
590 |
80 |
7,7 |
| Nekkor |
960 |
590 |
70 |
9,1 |
| Amekrane |
345 |
510 |
35 |
2,2 |
| Sidi Salah |
80 |
460 |
20 |
0,5 |
| Kert |
2710 |
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La
géomorphologie et le climat sont les deux facteurs qui ont une plus
grande importance dans le déploiement de la végétation
naturelle. A l´intérieur de la sous-région humide,
le premier échelon entre le niveau de la mer et la cote des 500
mètres est occupée par des associations d´ Olea europaea,
Pistacia lentiscus et Chamerops humilis. Les associations présidées
par le Quercus suber occupent un deuxième échelon situé
entre les 500 m et les 1.200 m de hauteur dans les versants méridionaux
du Rif occidental. Le Quercus ilex et le Quercus coccifera substituent
aussi au Quercus suber dans le secteur méridional de la dorsal calcaire
dépassent les 2.100 m et apparaît un troisième chaînon
dominé par Abies pinsapo. Près des sommets les plus élevés,
ce conifère cède la place au Cedrus atlantica.
Dans presque
toute la sous-région sèche, les associations de Callitis
articulata occupent un premier chaînon qui atteint la cotes des 1.000
m. Ces associations ne peuvent en aucun cas prospérer dans les régions
les plus sèches de la zone aride, où elles sont substituées
par une flore xérophytique constituée par Pistacia atlantica
ou Stipa tenacissima. Cette flore constituait une efficace défense
contre l´erosion.
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